ANALYSE FINANCIERE  © John Petroff Traduction: Françoise BRUNELLE, Rachel Powell Source: PEOI

 


Chapitre 14 A-3- Classification des secteurs par les investisseurs

3) - Classification des secteurs par les investisseurs

La plupart des services d'investissement (tels que Standard & Poor, Moody's Value Line discutés dans la section D-2c du chapitre 1 ) ont mis des actions dans quatre groupes généraux : fabrication, transport, services publics et financier. Dow Jones a seulement trois groupes : industriel, transport et services publics. Tandis que ce type de décomposition correspond approximativement aux types principaux d'activité économique, il ne sert pas les besoins des investisseurs qui préfèrent regarder les secteurs selon le but d'investissement le mieux servi par chaque secteur. En conséquence, la communauté des investisseurs classe les actions en cinq catégories : en croissance, cyclique, durable, de revenu et défensive. En outre, les actions cycliques sont parfois divisées en durables et non-durables et deux autres classifications s'intéressent aux petites entreprises ou à celles qui sont dans des situations difficiles spéciales (actions spéculatives). La justification de ces étiquettes sera explorée davantage dans les sections suivantes qui traitent de l'analyse des taux de croissance et du rapport avec le cycle économique. Pour maintenant, regardons chaque désignation sur la base de son intérêt pour l'investisseur.

a) - On s'attend naturellement à ce que des actions de croissance fournissent un taux de croissance des prix des actions plus élevé que le marché global (voir la section D-1 de ce chapitre ). On peut distinguer les actions de croissance agressive et celles de croissance modérée. Les entreprises de croissance agressive sont celles qui ne payent pas de dividendes, qui peuvent avoir des pertes et qui portent un degré élevé de risque. Les entrées dans les nouvelles technologies ou de nouveaux marchés caractérisent la plupart de ces produits : par exemple, en 1999 les entrées en bourse d'entreprises de e-commerce et quelques années plus tôt, les fabricants de logiciels. Les actions de croissance modérée peuvent payer des dividendes, mais on prévoit des plus-values au-dessus de la moyenne : par exemple, les entreprises pharmaceutiques.

b) - Les actions cycliques offrent une forte appréciation du capital quand l'économie est en expansion, et s'effondrent quand l'économie est en récession. Comme on va l'expliquer davantage plus tard dans ce chapitre dans la discussion des performances au cours du cycle économique, il faut faire une distinction entre les entreprises dans le commerce des biens durables cycliques (voir la Section D-2 ), comme les automobiles, les camions, l'équipement, et ceux dans le commerce des biens non-durables cycliques (voir la Section D-3 ), comme l'habillement, le loisir et les biens de luxe. Les investisseurs qui basent leur stratégie sur l'analyse technique (comme présenté dans la Section F-1 du Chapitre 4 et expliqué dans la Section J du Chapitre 5 ) achèteront ces actions dans de bonnes périodes, et les vendront dès que le mauvais temps sera à l'horizon ; ainsi, les prix de ces actions sont bien plus cycliques que le marché global. Ils prêtent attention à la force relative d'une action qui indique dans quelle mesure une action surpasse un marché financier haussier global. Sur un marché à tendance à la baisse, les actions à acheter sont celles avec une force relative basse, telles que les valeurs défensives discutées ci-dessous, parce qu'elles descendent moins que le reste du marché, si tant est qu'elles descendent.

c) - Les valeurs de revenu sont ainsi connues parce qu'elles payent des dividendes réguliers pendant tout le cycle économique (pas parce que leur taux de profit est plus haut, il ne l'est pas). Elles n'offrent presque aucun espoir d'augmentation de dividendes, ni de plus-value, mais le manque de risque est ce qui attire les investisseurs (comme discuté dans Section A-2b du Chapitre 12 ). Les entreprises de services publics : eau, électricité et gaz sont habituellement classées dans cette catégorie. Les entreprises de services publics éprouvent une certaine cyclicité à cause des exigences de leur secteur d'activité. En outre, avec la déréglementation récente, certaines entreprises de services publics sont entrées dans des domaines technologiques nouveaux, ou ont augmenté leur marché, et elles sont par conséquent devenues un peu plus orientées vers la croissance avec le risque qui en résulte.

d) - Les valeurs défensives sont celles qui font mieux qu'un marché baissier. Les entreprises avec des revenus et des profits anticycliques se qualifieraient naturellement comme valeurs défensives (voir la Section D-4 de ce chapitre ). Ce cas s'appliquerait à beaucoup de secteurs de services (tels que les soins médicaux), aussi bien qu'à certaines entreprises d'exploitation minière. Par exemple, une entreprise qui extrait de l'or est typiquement considérée comme investissement défensif parce que le prix de l'or tend à augmenter dans les récessions à cause de la sécurité qu'offre (ou qu'offrait) l'or. En général, on considère également comme valeurs défensives toutes les entreprises qui sont peu influées par le cycle économique. On pourrait citer comme exemple un fabricant de produits alimentaires qui paye des dividendes modestes mais dont les revenus, les profits et les prix des actions ne descendent pas beaucoup dans les récessions. Les investisseurs trouvent en ces valeurs un havre pour ne pas succomber à une récession ou à un marché baissier.

e) - Classifications par taille

En plus des caractéristiques ci-dessus qui sont liées aux espérances de l'investisseur et à l'état de l'économie, il y a des distinctions basées sur la taille de l'entreprise : valeurs de premier ordre, ou actions Mid-Cap ou Small-Cap. Les actions dans n'importe laquelle des cinq catégories ci-dessus peuvent se classer en valeur Small-Cap ou de premier ordre.

Les valeurs de premier ordre sont les actions des entreprises les plus grandes et les plus prestigieuses. Ce sont elles qui composent le Dow Jones Industrial Average (DJIA) (discuté dans Section D-4 du Chapitre 1 ). En raison de leur force, les investisseurs considèrent qu'elles ont moins de risque, tout en offrant de meilleures possibilités de croissance que des entreprises comparables non incluses dans le DJIA. Mais en raison de l'intérêt supplémentaire de l'investisseur, leur prix peut être en fait moins attrayant que celui de leurs concurrentes moins prestigieuses.

Les actions Small-Cap (ou petite capitalisation) sont celles de petites entreprises. Historiquement, les petites entreprises ont été plus performantes que les grandes entreprises d'une moyenne annuelle de 6% (voir les statistiques d'Ibbotson dans le Tableau T-2.1 au Chapitre 2). Ces entreprises tendent à être plus cycliques et plus vulnérables que de plus grandes entreprises du même secteur. La croissance du Nasdaq vers la fin des années 90 est preuve de leur succès. Le risque est naturellement plus élevé (parce que de plus petites entreprises ont moins de force financière), et ces actions sont attrayantes seulement pour les investisseurs qui peuvent suffisamment diversifier. Plusieurs études ont suggéré que la raison principale du profit anormal de ces actions a été la négligence des investisseurs, et non pas le risque. De grandes entreprises sont soumises à l'examen minutieux des médias et des services d'information pour l'investissement. Pour de petites entreprises, l'analyse financière doit être faite par l'investisseur lui-même. Puisque cette analyse est difficile et incertaine, la plupart des investisseurs négligeront ces valeurs en faveur des valeurs de plus grandes entreprises qui sont examinées en détail. Quelques services d'investissement fournissent l'information et l'analyse de quelques actions Mid-Cap (qui sont naturellement des entreprises de taille moyenne). On étudiera davantage le sujet des PME (petites et moyennes entreprises) dans la discussion sur la composition du marché.

f) - Actions spéculatives

Il y a enfin des actions spéculatives qui sont celles d'entreprises en difficultés financières, et celles des introductions en bourse de petites entreprises inconnues. Le risque est substantiel et les investisseurs sans l'appui de compétences analytiques financières doivnt éviter ces valeurs.

Voir les questions de révision de Q-14A3.1 à Q-14A3.18

Voir les travaux de recherche R-14A3.1 et R-14A3.2

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