ANALYSE FINANCIERE  © John Petroff Traduction: Françoise BRUNELLE, Christian Brigouleix Source: PEOI

 


Chapitre 12 D- Obligations

D - Obligations

Une obligation est essentiellement un instrument d'emprunt avec un taux d'intérêt et une maturité connus. En fait, il y a une grande variété d'obligations, non seulement parce que les taux d'intérêt, la maturité et les risques des entreprises changent, mais également parce que les obligations contiennent des éléments de sécurité et d'attractivité différents. Au sein même d'une seule entreprise, les obligations émises ont des stipulations bien différentes. Cela tient au simple fait que, si une entreprise a émis une obligation, elle a fait certaines promesses qu'elle ne peut pas habituellement reproduire dans une autre obligation (excepté lorsqu'elle rembourse une obligation par une autre.)

Comme les actions privilégiées, les obligations sont les fonds provisoires. Les obligations peuvent être utilisées dans les cas où l'action privilégiée est aussi une possibilité. À bien des égards, les obligations sont très semblables aux actions privilégiées, (revenu fixe, remboursement, convertibilité), sauf pour ce qui concerne un droit important du porteur d'obligation : l'obligataire peut mettre l'entreprise en défaut dès qu'un paiement est en retard. C'est le risque financier qui a occupé une grande partie du chapitre précédent, et qui rend l'action privilégiée plus désirable si des cash flows ne sont pas assurés. Les rendements des obligations et des actions privilégiées sont également similaires, mais pour l'entreprise la déductibilité des intérêts sur les impôts est capital pour l'effet de levier. Et cela rend les obligations supérieures aux actions privilégiées chaque fois que des flux financiers suffisamment stables sont prévisibles. C'est le plus souvent le cas quand les projets à financer concernent un modeste développement des ventes ou le remplacement d'équipements pour réduire les coûts.

Par rapport à d'autres formes d'emprunts, les obligations constituent le moins cher et le plus flexible des financements à long terme. Pour lancer une obligation, une entreprise utilise normalement un banquier d'affaire, mais les obligations n'exigent pas d'être enregistrées au SEC, il y a beaucoup moins de problèmes avec la date de l'émission que dans le cas des actions, et le placement des obligations grâce aux investisseurs institutionnels évite une grande partie du travail administratif nécessaire pour les actions ordinaires. Et pour finir, la commission du banquier d'affaire est normalement inférieure à un demi pour cent, ce qui est infiniment moins que la commission concernant les émissions d'actions. Le financement obligataire est plus flexible parce que l'entreprise peut ajuster les conditions du contrat obligataire selon ses besoins, comme montré ci-dessous. Alors que dans le cas de financement bancaire d'une dette, l'emprunteur doit se conformer à toutes les exigences de la banque.

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