|
|
ANALYSE FINANCIERE | © John Petroff Traduction: Françoise BRUNELLE, Robert Bernier, John Petroff Source: PEOI |
| No rated * * * * * | Resize -A +A |
E- Différences entre la comptabilité GAAP et la comptabilité internationale
Les différences qui demeurent entre la
comptabilité
GAAP, la comptabilité internationale et les systèmes comptables de
différents pays sont
dues aux conditions économiques, aux facteurs historiques et à la
législation
dans
ces pays. Voici quelques exemples pour illustrer les différences les plus visibles.
- dans beaucoup de pays, les règles pour mettre de côté une partie
des bénéfices
d'exploitation en tant que réserves sont plus libérales que sous les
règles GAAP qui
interdisent l'auto-assurance.
- dans beaucoup de pays, le système
comptable exige des réserves " légales " à incrémenter par
un certain pourcentage du
bénéfice d'exploitation tous les ans. (Cela vaut particulièrement
pour les pays où les
règles
de comptabilité ont été codifiées, comme la France et les
pays latins.) La raison
historique de cette obligation est que les entreprises avaient difficilement
accès aux
marchés financiers, de sorte que les législateurs ont
décrété des lois pour forcer le
financement interne dans le but de protéger les entreprises contre des
difficultés
imprévues.
- Dans un grand nombre de pays, un modèle de
comptes existe afin de maintenir une séquence normalisée pour une
présentation commune des
états et pour faciliter la classification des comptes par type
d'exploitation.
- Parmi ces pays qui ont des modèles de comptes, beaucoup emploient
un ordre qui est inverse par rapport à celui de la comparabilité GAAP où les
comptes dans
le bilan sont groupés de la plus grande à la moins grande liquidité.
- Dans quelques pays, comme le Royaume-Uni, l'ordre des actifs va de la plus grande à la moins grande
liquidité, mais les capitaux propres sont
présentés avant les passifs.
- Dans les pays qui ont éprouvé une hyper inflation durant plusieurs
années, comme les
pays d'Amérique latine, un compte spécial pour les
bénéfices non distribués capture
l'effet cumulatif de tous les ajustements des bilans engendrés par le
changement de la
valeur recalculée des actifs et passifs en utilisant un index d'inflation.
La liste des différences ne semble pas très longue, particulièrement en comparaison avec les différences qui existaient auparavant. Malgré nos commentaires initiaux sur l'influence du système comptable américain sur les autres pays, il y a beaucoup d'exemples de changement des règles GAAP inspirés de la comptabilité internationale. On trouve un de ces exemples dans le secteur de la comptabilité internationale des filiales étrangères, où la méthode britannique de comptabilité pour la transaction et la traduction des gains et pertes de devises étrangères en faisant la distinction entre les actifs et les passifs à court terme et ceux à long terme a été adoptée par le système GAAP.
Un exemple des efforts déployés pour arriver à des normes communes est illustré par les règles sur le calcul des bénéfices par action (voir la section B-2 du chapitre 13 ) contenues dans les Financial Accounting Standard Statements 128 et 129 publiés par le Financial Accounting Standard Board (FASB sur http://www.rutgers.edu/Accounting/raw/fasb/) de 1997, et le standard numéro 33 de comptabilité internationale, publié par le Comité de normalisation international de comptabilité (IASC sur http://www.iasc.org.uk/) qui ont été rédigées en même temps et avec un contenu semblable. Il est intéressant de noter que, dans cet effort commun, les normes concernent essentiellement le calcul du nombre d'actions au dénominateur, mais évitent de définir le numérateur en raison des différences de définition des bénéfices disponibles aux actionnaires ordinaires entre le FASB et l'IASC .
Un autre exemple d'effort d'harmonisation est évident dans la position 98-1 du rapport d'AICPA, " Prise en compte des coûts de logiciels d'ordinateur développés ou obtenus pour l'usage interne ", qui permet de capitaliser et d'amortir les coûts de développement de logiciels sur trois ans. La position 98-1 est le contraire d'une interdiction antérieure de capitaliser tous les frais de recherches et de développement. Cependant, le changement concerne seulement le développement de logiciels pour des buts internes. Il reste à voir comment il est possible de faire la distinction entre un logiciel pour usage interne et un logiciel destinée à la vente externe.
Voir les questions de révision de Q-6E.1 à Q-6E.4
Voir les travaux de recherches R-6.19 et R-6.20
[Votre opinion nous est importante. Posez vos questions et offrez vos remarques, critiques ou suggestions à contact information ou bien utiliser les forums ]
| Précédent: Limites des chiffres comptables | Modifié: 2010-06-18 | Suivant: Avant-propos |