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ANALYSE FINANCIERE | © John Petroff Traduction: Françoise BRUNELLE, SAMIA MALLAH Source: PEOI |
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D- Interprétation des ratios
Quand on emploie des ratios, on doit avoir une compréhension complète de la façon dont les statistiques sectorielles (c.-à-d. les ratios comparatifs) ont été calculées (voyez, par exemple, à ce sujet, la note N-8G2.1 ). Habituellement, il y a une définition pour chaque ratio et une explication concernant la méthode utilisée pour compiler les ratios dans la documentation de référence du secteur.
1) - Présentation des données sectorielles :
Dans les études d'états de comptes annuels de RMA
(sur http://www.rmahq.com / ),
qui est la source principale de données comparatives pour les officiers
américains
de crédit bancaire comme mentionné dans
la section
D-2c du chapitre 1 , des ratios sont présentés pour un grand nombre
de secteurs : plus de 400 secteurs dans l'édition 1994, plus de 800
dans l'édition 1999, avec la promesse d'ajouter d'autres secteurs dans
la prochaine publication. Les colonnes de ratios sont classées en trois
groupes :
- par taille des capitaux,
- par taille des ventes, et
- données historiques comparatives pour les 5 dernières années.
Chaque ratio est présenté comme l'ensemble
de 3 nombres : le quartile inférieur, la médiane et le quartile supérieur. L'utilisation
de ces trois statistiques évite l'influence pernicieuse des extrêmes (c.-à-d. des valeurs peu communes).
Notez,
par exemple, que la médiane
n'est pas biaisée; comme la moyenne le serait par une valeur exceptionnellement
élevée dans
la distribution. La plupart des sources statistiques (par exemple voir les
sources d'informations
dans la section D-2c du chapitre
1 ) autres que RMA, offrent des valeurs moyennes dont les extrêmes sont enlevés.
Les statistiques de RMA indiquent également le nombre d'entreprises dans
chaque échantillon,
ce qui est utile pour que l'analyste détermine dans quelle mesure les nombres sont fiables
et
représentatifs.
Lors d'une analyse,
la comparaison est habituellement faite avec la médiane ou la moyenne du secteur. Parfois,
la comparaison doit être faite avec la valeur du quartile supérieur ou inférieur. Naturellement, les
quartiles
supérieur et inférieur
indiquent respectivement
une performance plus souhaitable ou un problème plus sérieux que
le nombre moyen. La comparaison avec des ratios d'autres secteurs n'est pas habituellement recommandée. En particulier,
aucune statistique ou
procédé empirique universels ne devraient être utilisés tant qu'il y a des
sources de données
plus instructives (comme le montre la fausseté de la méthode empirique actuelle des ratios dans la
Les ratios ne sont que des mesures comparatives et n'ont pas de signification en eux-mêmes (à quelques exceptions près, telles que les ventes du jour à recouvrer, par exemple, comme illustré dans la section G-2 du chapitre 8 ). Ils sont employés pour indiquer si les éléments placés au numérateur ou au dénominateur sont normaux, ou si, au contraire, il y a un problème. Si la valeur d'un tel élément n'est pas en ligne avec ce qui est prévu pour une telle entreprise (d'après les chiffres comparatifs du secteur), cela indique qu'une décision de gestion sort de l'ordinaire. Il reste à l'analyste à déterminer avec l'aide d'autres ratios, données financières ou entretiens, si cette décision était exceptionnellement intelligente ou mal venue.
Voir la question de révision Q-5D1.4
2) - Utilisation des données comparatives:
Chaque ratio est censé indiquer l'influence qu'une valeur donnée du numérateur ou du dénominateur aura dans le futur sur : i) les revenus, ii) le risque et/ou iii) la croissance. Ces trois paramètres sont en effet les déterminants de la valeur, comme il est abondamment démontré dans les chapitres 2 et 3.
Aucun élément ou ratio ne peut, à lui seul, être entièrement salutaire sur chacun
de ces trois domaines. Pour le vérifier, une brève illustration de la contribution
de divers éléments, en termes de nos trois paramètres, montre que :
- avoir beaucoup d'actifs courants réduirait les risques à cause de la
meilleure
capacité
à répondre aux engagements courants, mais cela ne contribue que peu
ou pas du tout aux revenus puisque l'argent comptant perd de sa valeur avec l'inflation et que des stocks détenus trop
longtemps deviennent obsolètes ;
- avoir beaucoup d'immobilisations, c'est avoir des moyens de production et de vente dans l'avenir et elles contribuent ainsi
à la croissance et aux revenus, mais elles constituent
une utilisation des fonds risquée parce que leur valeur de revente est
habituellement seulement
une fraction de leur coût, et l'entreprise va éviter de réduire ses capacités même quand les
ventes s'effondrent;
- les capitaux propres sont essentiels pour la croissance, ils ne présentent aucun risque parce
que les propriétaires
ne mettront jamais l'entreprise en faillite ; mais, pour l'entreprise,
ce sont des ressources chères parce que les dividendes sont payés après impôts
et que les actionnaires exigent un plus grand bénéfice que les prêteurs, pour compenser le risque plus
élevé ;
- les fonds empruntés sont bon marché comparés aux capitaux
propres parce que l'intérêt
est déductible d'impôt, mais ils sont risqués pour l'entreprise, et la
croissance
serait très hasardeuse avec seulement ce type de financement ;
- les ventes sont la source des revenus et de la croissance, mais elles dépendent
de la bonne volonté des clients d'acheter les marchandises, ce qui est
incertain;
- les coûts fixes associés à l'automatisation contribuent aux
revenus
en abaissant les prix de revient unitaires, mais augmentent le risque car ils restent fixes même en cas de baisse des
ventes ;
- enfin, les dépenses de recherche et de développement réduisent les revenus d'aujourd'hui,
mais sont la source de future croissance.
Voir la question de révision Q-5D2.1
Voir le travail de recherche R-5.3
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