|
|
ANALYSE FINANCIERE | © John Petroff Traduction: Françoise BRUNELLE, Christian Brigouleix Source: PEOI |
| No rated * * * * * | Resize -A +A |
Le revenu le plus souvent mentionné est le résultat net de l'exercice après impôt. Comme discuté dans l'introduction de ce chapitre, le revenu net après impôt d'une seule année n'est, par lui-même, pas suffisamment révélateur. Ce revenu doit être comparé sur plusieurs années. Une tendance de croissance des revenus peut être calculée. Cette tendance est automatiquement présentée dans un état d'index de croissance si elle reflète au moins trois années, comme montré dans l'index de croissance des résultats de Merck, dans le Tableau T-9.3 Les résultats les plus récents sont, naturellement, plus significatifs que les plus anciens. En calculant un bénéfice net moyen, un coefficient de pondération décroissant est quelques fois assigné aux années. (par exemple dans la méthode de l'amortissemnt dégressif). Déterminer un bénéfice moyen implique qu'une certaine instabilité dans les revenus doit être éliminée. En d'autres termes, on doit dériver ce que devrait être le bénéfice normal de l'entreprise en éliminant les éléments et résultats extrêmes et anormaux.
|
Pour illustrer les calculs, nous prenons le cas de Timken. Les résultats d'exploitation sont présentés dans le Tableau T-6.1 - Timken Company Résultats 1997-99. La moyenne du bénéfice net de Timken après impôts pendant les trois dernières années est $ 116 millions. Mais prendre ce montant comme indicatif du bénéfice pour l'année 2000 serait quelque peu optimiste puisque c'est presque deux fois le montant de 1999. Nous considérerons plutôt le bénéfice après impôt des dix dernières années dans le Tableau T-13.1 ci-dessous.
La moyenne des bénéfices après impôts dans le Tableau T-13.1 est de $ 42 millions. Ce chiffre semble pessimiste car il est rabaissé par la perte importante de 1993. Depuis lors, la tendance a été ascendante. Pour donner moins de poids aux années éloignées, une moyenne est calculée en utilisant la méthode de l'amortissemnt dégressif dans la dernière ligne du Tableau T-13.1. La moyenne obtenue de $ 71 millions semble un chiffre plus prudent et plus réaliste. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Au lieu de faire la moyenne, on peut rechercher dans les résultats les dépenses extraordinaires et tout autre revenu ou perte (particulièrement revenu ou perte suite à des abandons d'activités), et les exclure du bénéfice rapporté. Les dépenses extraordinaires seront vues plus en détail ultérieurement, et la conclusion principale sera que ces dépenses doivent faire partie des analyses à long terme. Cependant, pour des analyses ou études à court terme, il peut être utile d'obtenir un résultat d'opérations " normales ". Ce serait le cas d'une projection des revenus suite à une expansion d'activité de 20% par exemple. Ainsi, on étudierait le bénéfice net après impôt avant les dépenses extraordinaires. Dans certains cas, les revenus avant impôts doivent être employés (par exemple, si l'on sait que le taux d'imposition réel est affecté par d'autres éléments que ceux étudiés, tels qu'une perte reportée), ou même les revenus avant intérêts et impôts (qui, on se rappellera, sont utilisés pour mesurer la capacité de l'entreprise à servir sa dette). Ces derniers correspondent au résultat d'exploitation (EBIT = Earnings Before Interest and Taxes). En poussant l'analyse, la dépréciation et d'autres dépenses non monétaires peuvent également être rajoutées pour mesurer la capacité d'autofinancement en tant que bénéfice d'exploitation complet.
|
Nous prendrons Merck pour illustrer cet exemple. Les résultats de Merck des dix dernières années figurent dans le Tableau T-6.3 - - Merck & Co., Inc. Compte de Résultat. Dans le Tableau T-13.2, nous calculons le résultat net moyen après impôts pour Merck en utilisant la méthode de l'amortissemnt dégressif mentionnée plus haut, et obtenons $ 3.462 millions. Ceci tombe bien entre les moyennes linéaires des 3 dernières années qui est de $ 4.581 millions, et des 11 dernières années qui est de $ 3.009 millions.
Si nous revenons en arrière sur les chiffres dans le rapport du revenu de Merck pour 1998 dans le Tableau T-6.3, nous constatons qu'il y avait un revenu de $ 2.532 millions enregistré pendant cette année-là (c.-à-d. presque la taille de la moitié du bénéfice d'exploitation de cette année-là). La note n°3 sur les relevés des comptes financier de Merck indique que ceci représente le produit de quelques $ 2.600 millions provenant de l'arrêt d'une joint-venture en participation avec DuPont. Ceci suggère que ceci ne fait pas partie d'opérations normales mais provient d'un événement extraordinaire. La note n°4 indique que Merck est engagé dans un certain nombre d'opérations communes. Selon les règles comptables, le gain sur l'arrêt d'une opération commune n'est pas enregistré comme un poste extraordinaire parce qu' il est susceptible de se reproduire. Pour ce qui est de l'analyse financière, l'interprétation comptable n'est pas utile. Aucun profit de taille comparable n'apparaît lors d'aucune des années antérieures dans le Tableau T-6.3 et il n'est pas possible de compter qu'il sera d'une telle importance à l'avenir. Il est préférable de revenir sur le bénéfice d'exploitation plutôt que d'utiliser le bénéfice après impôt. Le bénéfice d'exploitation moyen employant l'amortissement dégressif de $ 4.573 millions est calculé dans le Tableau T-13.2. Mais la croissance rapide des revenus au cours des années montrée dans le Tableau T-9.3 Merck - Compte de résultat, index de croissance, suggère que l'année antérieure peut ne pas être appropriée pour des opérations courantes d'entreprise. En effet, dans le paragraphe du rapport annuel de Marck sur " la stratégie commerciale ", on lit que Merck a acquis Medco en 1993. Medco représente 44% des revenus de Merck. La ligne de conduite appropriée doit faire prendre la moyenne du bénéfice d'exploitation de 1994 à 1998, qui est $ 5.388 millions. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Comme exemple des revenus et charges diverses hors exploitations qui peuvent affecter les bénéfices déclarés, le Tableau T-13.3 présente une ventilation détaillée du Résultat Global de Delta Airlines.
|
|
|||
|
|
|||
|
Année |
1999 | 1998 | 1997 |
| Revenu net | 1101 | 1001 | 854 |
| Bénéfice (perte) sur titres négociables | 99 | -22 | -40 |
| Divers | 0 | 1 | -1 |
| Total autres éléments du résultat global | 99 | -21 | -41 |
| Impôts sur le revenu global ci-dessus | -39 | 9 | 16 |
| Total revenu global net | 60 | -12 | -25 |
|
|
1161 | 989 | 829 |
Il est clair que les gains et pertes sur titres négociables non réalisés ainsi que les autres revenus globaux ne sont pas représentatifs des opérations réelles de l'année. Ils ne devraient pas être inclus dans une évaluation comparative d'efficacité de fonctionnement et de rentabilité. Cependant, pour l'analyse à long terme, c'est le revenu global qu'il faut utiliser.
Toutes ces mesures absolues de revenus ne sont pas significatives pour les investisseurs extérieurs ou pour comparaison avec d'autres entreprises.
Voir les questions de révision de Q-13B1.1 à Q-13B1.4
Voir le travail de recherche R-13B1.1
[Votre opinion nous est importante. Posez vos questions et offrez vos remarques, critiques ou suggestions à contact information ou bien utiliser les forums ]
| Précédent: Mesure des revenus | Modifié: 2010-06-18 | Suivant: Bénéfice par action |