ANALYSE FINANCIERE  © John Petroff Traduction: Françoise BRUNELLE Source: PEOI
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Chapitre 11 C-2- Risque de défaut de paiement

2) - Risque de défaut de paiement

Le vrai danger est qu'une récession des ventes dure si longtemps que l'entreprise ne soit pas en mesure de payer ses intérêts ou ses autres charges fixes. Naturellement, la possibilité d'une telle défaillance n'est pas causée par la structure du capital mais par une chute du cash flow. On fait des projets avec des perspectives optimistes de croissance de ventes, ou, au pire, de ventes stables. Mais, les cycles commerciaux et les concurrents agressifs sont toujours là. Des pertes résultant d'un déficit des ventes peuvent être absorbées un an si l'entreprise a suffisamment d'actifs disponibles sur lesquels s'appuyer. Mais, si les pertes continuent pendant une autre année ou plus, l'insolvabilité devient plus probable. C'est pourquoi la variabilité des ventes et des bénéfices discutée dans la section précédente, contribue au risque de défaillance.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles une simple possibilité de défaillance est un fardeau de risque significatif. D'abord, la dette impose les engagements fixes qui doivent être honorés. Même une petite diminution dans le revenu de ventes peut précipiter un défaut de remboursement et ses conséquences néfastes. Premièrement, honorer les conditions des contrats de prêt existants devient une priorité qui restreint la stratégie de l'entreprise. En second lieu, la réduction de la flexibilité est particulièrement handicapante pour le besoin de lancer des innovations qui sont par nature risquées. En effet, l'entreprise doit éviter de prendre des risques supplémentaires par crainte de défaillance au cas où les innovations viendraient à échouer. (On se souvient que, sans un effort continu d'innovation, l'entreprise ne peut pas servir ses clients comme il faudrait, et comme ses concurrents ont des chances de le faire. Les innovations sont toujours nécessaires mais deviennent excessivement risquées en raison du levier financier.) Troisièmement, plus une entreprise doit emprunter, plus les prêteurs vont augmenter les taux d'intérêt et dicter des restrictions sur ce que l'entreprise peut faire (par exemple, ne pas emprunter davantage, ne pas vendre d'actifs, ne pas entreprendre de projets risqués, etc.). Ainsi, le levier financier est-il un fardeau. La combinaison des restrictions imposées à l'entreprise par la possibilité de défaillance et l'intérêt additionnel demandé par les prêteurs s'appelle coût de faillite. A ce point, il s'agit d'un coût de faillite sous sa forme la plus douce.

Voir les questions de révision Q-11C2.1 et Q-11C2.2

Voir le travail de recherche R-11C2.1

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